Publié le : 26 mai 20217 mins de lecture

Jean genet est un poète, écrivain et auteur français très connu du 20e siècle. Il est l’un des plus populaires dans le domaine de la littérature de son époque. Le célèbre écrivain jean genet est né à Paris en 1910 et s’éteint à 75 ans dans la même ville en 1986. Ses œuvres les plus connues penchent sur l’érotisme et l’homosexualité. Il a bien conservé le côté sulfureux pour faire de lui le meilleur auteur dramatique. Voici les parfaites raisons pour lire Jean Genet ?

Les pièces les plus connues de Jean Genet

La plupart des pièces de théâtre de jean genet est dramatique, mais il a écrit également des pièces qui penchent sur l’érotisme et l’homosexualité. Le balcon est l’une des pièces qui a connu un réel essor. Une histoire qui s’est déroulée dans un bordel, un endroit où la clientèle peut incarner des rôles, se faire passer pour quelqu’un d’autre afin de satisfaire leurs fantasmes bien distingués. Les prostituées qui sont au service de la matrone pourvoyeuse font la comédie pour réaliser les fantasmes diversifiés de leurs fameux clients. Plus il y a de la progression dans la pièce, plus la réalisation est aisée et le jeu devient comme une pure réalité. Pour avoir plus d’information allez sur litte-ratures.fr

« Les Bonnes » est aussi une pièce très recommandée à son époque, même de nos jours, elle est encore appréciée par les adeptes de théâtres. Cette histoire raconte la vie des deux domestiques qui sont au service d’une grande dame. Sous le nom de Solange et Claire, secrètement, elles sont jalouses de leur maîtresse. Quand cette dernière est absente, les deux jeunes domestiques jouent. Claire prend la place de Madame et Solange glisse sous le rôle de Claire. Un jeu qui semble innocent, mais qui impacte leur réalité. Les personnages ont du mal à distinguer le fantasme à la réalité. Le jeu est soumis d’une réelle violence.

L’huis-clos et la violence

Le déroulement de ces 2 pièces est apprivoisé par huis-clos. Dans l’histoire des Bonnes, les scènes restent strictement dans la maison de la grande dame. Dans un espace étouffant et confiné, dont la seule échappatoire est le jeu. Pour cette pièce de théâtre, jean genet respecte entièrement le coup de l’huis-clos qui fait d’elle le grand classique et offre son ultime force. Dans le cas de Balcon, le décor reflète les divers fantasmes des clients à l’instar des tableaux. L’histoire se déroule uniquement dans un bordel du début de la pièce jusqu’à la fin. Un endroit loin du monde, là où la clientèle peut se faire passer pour ce qui elle veut être, mais la réalité finit par la rattraper.

La violence est visiblement présente dans les deux pièces, mais ce qui est important, c’est que cette violence n’est pas manifestée par des coups ou des gestes. A contrario, elle est retenue, contenue, jusqu’à se déchaîner. Le langage est plus valorisé que la gestuelle dans les deux pièces. Dans la scène des 2 bonnes, la jalousie entre les deux domestiques se montre de plus en plus et crée une forte tension. Elles jouissent du jeu pour approuver à haute voix le silence qu’elles ont l’habitude de vivre.

La profondeur politique et l’érotisme

Il est certain qu’il ne s’agit surtout pas d’une pièce militante, mais c’est presque impossible d’éviter la présence de la dimension politique dans les deux théâtres. Le spectateur n’a aucune issue pour réfléchir à la situation des deux domestiques, notamment de se poser des questions sur leur liberté, en dehors de leur place de bonnes. Contrairement à la pièce de Balcon, le hasard n’a pas de place sur les trois clients essentiels qui jouent le rôle d’un Général, d’un Juge et d’un Évêque, des hommes qui ont beaucoup d’influence au sein de la société. Un théâtre qui semble être un jeu, mais pas trop loin de la réalité.

Dans les 2 pièces, il est clair que la dimension érotique est inévitable. L’aspect sulfureux est même parlé dans le Balcon. La fille-cheval adressée par le Général ou la rousse vêtue de cuir brutalisée par un clochard, sont des exemples scènes de fantasmes dans le bordel. L’histoire des bonnes est aussi touchée par la dimension érotique, car il s’agit bien de l’huis-clos entre les 2 domestiques.

La réflexion théâtrale

La mise en abyme relie les 2 pièces de jean genet. Une excellente manière de produire une pièce réfléchie et de montrer le vrai théâtre. Les scènes du bordel et le jeu des bonnes qui semblent être des jeux, mais qui raconte une réalité incontestable dans la vraie vie. C’est ce qui donne l’aspect de l’illusion théâtrale.

Quelle est l’illusion, quelle est la réalité ? Est-ce que la pièce ne raconte que des histoires ? Ou s’agit-il d’une interprétation de la vérité ? Ce sont les jeux qui deviennent réalité ou les jeux sont encore plus réels ? Ce sont des questions que les deux théâtres veulent que les spectateurs répondent.